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Eglise Chrétienne Universelle de la Nouvelle Jérusalem

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18-21 avril 2019
TRIDUUM DE PÂQUES

21 avril 2019
DIMANCHE DE PAQUES

Sanctuaire de la Divine Miséricorde
Homélie de Samuele

 

 

Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, elles allèrent à la tombe, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée de devant le tombeau, mais, étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Et il advint, comme elles en demeuraient perplexes, que deux hommes se tinrent devant elles, en habit éblouissant. Et tandis que, saisies d’effroi, elles tenaient leur visage incliné vers le sol, ils leur dirent: “Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts? Il n’est pas ici; mais il est ressuscité. Rappelez-vous comment il vous a parlé, quand il était encore en Galilée: Il faut, disait-il, que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour.” Et elles se rappelèrent ses paroles. A leur retour du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie la Magdaléenne, Jeanne et Marie, mère de Jacques. Les autres femmes qui étaient avec elles le dirent aussi aux apôtres; mais ces propos leur semblèrent du radotage, et ils ne les crurent pas. Pierre cependant partit et courut au tombeau. Mais, se penchant, il ne voit que les linges. Et il s’en alla chez lui, tout surpris de ce qui était arrivé.

 

 

 

20 avril 2019
SAMEDI SAINT

Prières du jour:
A la Très Sainte Croix
A Marie Très Sainte désolée
A Saint Joseph

 

 

 

 

Évangile de Luc (chapitre 23, versets 13-46)

Ayant convoqué les grands prêtres, les chefs et le peuple, Pilate leur dit: “Vous m’avez présenté cet homme comme détournant le peuple, et voici que moi je l’ai interrogé devant vous, et je n’ai trouvé en cet homme aucun motif de condamnation pour ce dont vous l’accusez. Hérode non plus d’ailleurs, puisqu’il l’a renvoyé devant nous. Vous le voyez; cet homme n’a rien fait qui mérite la mort. Je le relâcherai donc, après l’avoir châtié.” Mais eux se mirent à pousser des cris tous ensemble: “A mort cet homme! Et relâche-nous Barabbas.” Ce dernier avait été jeté en prison pour une sédition survenue dans la ville et pour meurtre. De nouveau Pilate, qui voulait relâcher Jésus, leur adressa la parole. Mais eux répondaient en criant: “Crucifie-le! crucifie-le!” Pour la troisième fois, il leur dit: “Quel mal a donc fait cet homme? Je n’ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort; je le relâcherai donc, après l’avoir châtié.” Mais eux insistaient à grands cris, demandant qu’il fût crucifié; et leurs clameurs gagnaient en violence. Et Pilate prononça qu’il fût fait droit à leur demande. Il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour sédition et meurtre, celui qu’ils réclamaient. Quant à Jésus, il le livra à leur bon plaisir. Quand ils l’emmenèrent, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Une grande masse du peuple le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais, se retournant vers elles, Jésus dit: “Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi! pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants! Car voici venir des jours où l’on dira: Heureuses les femmes stériles, les entrailles qui n’ont pas enfanté, et les seins qui n’ont pas nourri! Alors on se mettra à dire aux montagnes: Tombez sur nous! et aux collines: Couvrez-nous! Car si l’on traite ainsi le bois vert, qu’adviendra-t-il du sec?” On emmenait encore deux malfaiteurs pour être exécutés avec lui. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l’y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Et Jésus disait: “Père, pardonne-leur: ils ne savent ce qu’ils font.” Puis, se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. Le peuple se tenait là, à regarder. Les chefs, eux, se moquaient: “Il en a sauvé d’autres, disaient-ils; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ de Dieu, l’Elu!” Les soldats aussi se gaussèrent de lui: s’approchant pour lui présenter du vinaigre, ils disaient: “Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!” Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui: “Celui-ci est le roi des Juifs.” L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait: “N’es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi même, et nous aussi.” Mais l’autre, le reprenant, déclara: “Tu n’as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine! Pour nous, c’est justice, nous payons nos actes; mais lui n’a rien fait de mal.” Et il disait: “Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume.” Et il lui dit: “En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis.” C’était déjà environ la sixième heure quand, le soleil s’éclipsant, l’obscurité se fit sur la terre entière, jusqu’à la neuvième heure. Le voile du Sanctuaire se déchira par le milieu, et, jetant un grand cri, Jésus dit: “Père, en tes mains je remets mon esprit.” Ayant dit cela, il expira.

Autres lectures d’approfondissement

“Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme froment; mais moi j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères.” Celui-ci lui dit: “Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort.” Mais il dit: “Je te le dis, Pierre, le coq ne chantera pas aujourd’hui que tu n’aies, par trois fois, nié me connaître.” Puis il leur dit: “Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose” – “De rien”, dirent-ils. Et il leur dit: “Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n’en a pas vende son manteau pour acheter un glaive. Car, je vous le dis, il faut que s’accomplisse en moi ceci qui est écrit: Il a été compté parmi les scélérats. Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin” — “Seigneur, dirent-ils, il y a justement ici deux glaives.” Il leur répondit: “C’est bien assez!” Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent. Parvenu en ce lieu, il leur dit: “Priez, pour ne pas entrer en tentation.” Puis il s’éloigna d’eux d’environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant: “Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse!” Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, il priait de façon plus instante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre. Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu’il trouva endormis de tristesse, et il leur dit: “Qu’avez-vous à dormir? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation.” Tandis qu’il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé Judas, l’un des Douze, qui s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser. Mais Jésus lui dit: “Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme!” Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent: “Seigneur, faut-il frapper du glaive?” Et l’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l’oreille droite. Mais Jésus prit la parole et dit: “Restez-en là.” Et, lui touchant l’oreille, il le guérit. Puis Jésus dit à ceux qui s’étaient portés contre lui, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens: “Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons? Alors que chaque jour j’étais avec vous dans le Temple, vous n’avez pas porté les mains sur moi. Mais c’est votre heure et le pouvoir des Ténèbres.” L’ayant donc saisi, ils l’emmenèrent et l’introduisirent dans la maison du grand prêtre. Quant à Pierre, il suivait de loin. Comme ils avaient allumé du feu au milieu de la cour et s’étaient assis autour, Pierre s’assit au milieu d’eux. Une servante le vit assis près de la flambée et, fixant les yeux sur lui, elle dit: “Celui-là aussi était avec lui!” Mais lui nia en disant: “Femme, je ne le connais pas.” Peu après, un autre, l’ayant vu, déclara: “Toi aussi, tu en es!” Mais Pierre déclara: “Homme, je n’en suis pas.” Environ une heure plus tard, un autre soutenait avec insistance: “Sûrement, celui-là aussi était avec lui, et d’ailleurs il est Galiléen!” Mais Pierre dit: “Homme, je ne sais ce que tu dis.” Et à l’instant même, comme il parlait encore, un coq chanta, et le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre. Et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit: “Avant que le coq ait chanté aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois.” Et, sortant dehors, il pleura amèrement. Les hommes qui le gardaient le bafouaient et le battaient; ils lui voilaient le visage et l’interrogeaient en disant: “Fais le prophète! Qui est-ce qui t’a frappé?” Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres injures. Et quand il fit jour, le conseil des Anciens du peuple s’assembla, grands prêtres et scribes. Ils l’amenèrent dans leur Sanhédrin et dirent: “Si tu es le Christ, dis-le-nous.” Il leur dit: “Si je vous le dis, vous ne croirez pas, et si je vous interroge, vous ne répondrez pas. Mais désormais le Fils de l’homme siégera à la droite de la Puissance de Dieu!” Tous dirent alors: “Tu es donc le Fils de Dieu!” Il leur déclara: “Vous le dites: je le suis.” Et ils dirent: “Qu’avons-nous encore besoin de témoignage? Car nous-mêmes l’avons entendu de sa bouche!”

Puis toute l’assemblée se leva, et ils l’amenèrent devant Pilate. Ils se mirent alors à l’accuser, en disant: “Nous avons trouvé cet homme mettant le trouble dans notre nation, empêchant de payer les impôts à César et se disant Christ Roi.” Pilate l’interrogea en disant: “Tu es le roi des Juifs” – “Tu le dis”, lui répondit-il. Pilate dit alors aux grands prêtres et aux foules: “Je ne trouve en cet homme aucun motif de condamnation.” Mais eux d’insister en disant: “Il soulève le peuple, enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu’ici.” A ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen. Et s’étant assuré qu’il était de la juridiction d’Hérode, il le renvoya à Hérode qui se trouvait, lui aussi, à Jérusalem en ces jours-là. Hérode, en voyant Jésus, fut tout joyeux; car depuis assez longtemps il désirait le voir, pour ce qu’il entendait dire de lui; et il espérait lui voir faire quelque miracle. Il l’interrogea donc avec force paroles, mais il ne lui répondit rien. Cependant les grands prêtres et les scribes se tenaient là, l’accusant avec véhémence. Après l’avoir, ainsi que ses gardes, traité avec mépris et bafoué, Hérode le revêtit d’un habit splendide et le renvoya à Pilate. Et, ce même jour, Hérode et Pilate devinrent deux amis, d’ennemis qu’ils étaient auparavant. Ayant convoqué les grands prêtres, les chefs et le peuple, Pilate leur dit: “Vous m’avez présenté cet homme comme détournant le peuple, et voici que moi je l’ai interrogé devant vous, et je n’ai trouvé en cet homme aucun motif de condamnation pour ce dont vous l’accusez. Hérode non plus d’ailleurs, puisqu’il l’a renvoyé devant nous. Vous le voyez; cet homme n’a rien fait qui mérite la mort. Je le relâcherai donc, après l’avoir châtié.” Mais eux se mirent à pousser des cris tous ensemble: “A mort cet homme! Et relâche-nous Barabbas.” Ce dernier avait été jeté en prison pour une sédition survenue dans la ville et pour meurtre. De nouveau Pilate, qui voulait relâcher Jésus, leur adressa la parole. Mais eux répondaient en criant: “Crucifie-le! crucifie-le!” Pour la troisième fois, il leur dit: “Quel mal a donc fait cet homme? Je n’ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort; je le relâcherai donc, après l’avoir châtié.” Mais eux insistaient à grands cris, demandant qu’il fût crucifié; et leurs clameurs gagnaient en violence. Et Pilate prononça qu’il fût fait droit à leur demande. Il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour sédition et meurtre, celui qu’ils réclamaient. Quant à Jésus, il le livra à leur bon plaisir. Quand ils l’emmenèrent, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Une grande masse du peuple le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais, se retournant vers elles, Jésus dit: “Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi! pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants! Car voici venir des jours où l’on dira: Heureuses les femmes stériles, les entrailles qui n’ont pas enfanté, et les seins qui n’ont pas nourri! Alors on se mettra à dire aux montagnes: Tombez sur nous! et aux collines: Couvrez-nous! Car si l’on traite ainsi le bois vert, qu’adviendra-t-il du sec?” On emmenait encore deux malfaiteurs pour être exécutés avec lui. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l’y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Et Jésus disait: “Père, pardonne-leur: ils ne savent ce qu’ils font.” Puis, se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. Le peuple se tenait là, à regarder. Les chefs, eux, se moquaient: “Il en a sauvé d’autres, disaient-ils; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ de Dieu, l’Elu!” Les soldats aussi se gaussèrent de lui: s’approchant pour lui présenter du vinaigre, ils disaient: “Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!” Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui: “Celui-ci est le roi des Juifs.” L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait: “N’es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi même, et nous aussi.” Mais l’autre, le reprenant, déclara: “Tu n’as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine! Pour nous, c’est justice, nous payons nos actes; mais lui n’a rien fait de mal.” Et il disait: “Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume.” Et il lui dit: “En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis.” C’était déjà environ la sixième heure quand, le soleil s’éclipsant, l’obscurité se fit sur la terre entière, jusqu’à la neuvième heure. Le voile du Sanctuaire se déchira par le milieu, et, jetant un grand cri, Jésus dit: “Père, en tes mains je remets mon esprit.” Ayant dit cela, il expira. Voyant ce qui était arrivé, le centenier glorifiait Dieu, en disant: “Sûrement, cet homme était un juste!” Et toutes les foules qui s’étaient rassemblées pour ce spectacle, voyant ce qui était arrivé, s’en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ses amis se tenaient à distance, ainsi que les femmes qui l’accompagnaient depuis la Galilée, et qui regardaient cela. Et voici un homme nommé Joseph, membre du Conseil, homme droit et juste. Celui-là n’avait pas donné son assentiment au dessein ni à l’acte des autres. Il était d’Arimathie, ville juive, et il attendait le Royaume de Dieu. Il alla trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Il le descendit, le roula dans un linceul et le mit dans une tombe taillée dans le roc, où personne encore n’avait été placé. C’était le jour de la Préparation, et le sabbat commençait à poindre. Cependant les femmes qui étaient venues avec lui de Galilée avaient suivi Joseph; elles regardèrent le tombeau et comment son corps avait été mis. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et le sabbat, elles se tinrent en repos, selon le précepte.

Ayant dit cela, Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron. Il y avait là un jardin dans lequel il entra, ainsi que ses disciples. Or Judas, qui le livrait, connaissait aussi ce lieu, parce que bien des fois Jésus et ses disciples s’y étaient réunis. Judas donc, menant la cohorte et des gardes détachés par les grands prêtres et les Pharisiens, vient là avec des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui advenir, sortit et leur dit: “Qui cherchez-vous?” Ils lui répondirent: “Jésus le Nazôréen.” Il leur dit: “C’est moi.” Or Judas, qui le livrait, se tenait là, lui aussi, avec eux. Quand Jésus leur eut dit: “C’est moi”, ils reculèrent et tombèrent à terre. De nouveau il leur demanda: “Qui cherchez-vous?” Ils dirent: “Jésus le Nazôréen.” Jésus répondit: “Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez ceux-là s’en aller”: afin que s’accomplît la parole qu’il avait dite: “Ceux que tu m’as donnés, je n’en ai pas perdu un seul.” Alors Simon-Pierre, qui portait un glaive, le tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite. Ce serviteur avait nom Malchus. Jésus dit à Pierre: “Rentre le glaive dans le fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, ne la boirai-je pas?” Alors la cohorte, le tribun et les gardes des Juifs saisirent Jésus et le lièrent. Ils le menèrent d’abord chez Anne; c’était en effet le beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: “Il y a intérêt à ce qu’un seul homme meure pour le peuple.” Or Simon-Pierre suivait Jésus, ainsi qu’un autre disciple. Ce disciple était connu du grand prêtre et entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, tandis que Pierre se tenait près de la porte, dehors. L’autre disciple, celui qui était connu du grand prêtre, sortit donc et dit un mot à la portière et il fit entrer Pierre. La servante, celle qui gardait la porte, dit alors à Pierre: “N’es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme?” Lui, dit: “Je n’en suis pas.” Les serviteurs et les gardes, qui avaient fait un feu de braise, parce que le temps était froid, se tenaient là et se chauffaient. Pierre aussi se tenait là avec eux et se chauffait. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit: “C’est au grand jour que j’ai parlé au monde, j’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple où tous les Juifs s’assemblent et je n’ai rien dit en secret. Pourquoi m’interroges-tu? Demande à ceux qui ont entendu ce que je leur ai enseigné; eux, ils savent ce que j’ai dit.” A ces mots, l’un des gardes, qui se tenait là, donna une gifle à Jésus en disant: “C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre?” Jésus lui répondit: “Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?” Anne l’envoya alors, toujours lié, au grand prêtre, Caïphe. Or Simon-Pierre se tenait là et se chauffait. Ils lui dirent: “N’es-tu pas, toi aussi, de ses disciples?” Lui le nia et dit: “Je n’en suis pas.” Un des serviteurs du grand prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait tranché l’oreille, dit: “Ne t’ai- je pas vu dans le jardin avec lui?” De nouveau Pierre nia, et aussitôt un coq chanta. Alors ils mènent Jésus de chez Caïphe au prétoire. C’était le matin. Eux-mêmes n’entrèrent pas dans le prétoire, pour ne pas se souiller, mais pour pouvoir manger la Pâque. Pilate sortit donc au-dehors, vers eux, et il dit: “Quelle accusation portez-vous contre cet homme?” Ils lui répondirent: “Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.” Pilate leur dit: “Prenez-le, vous, et jugez-le selon votre Loi.” Les Juifs lui dirent: “Il ne nous est pas permis de mettre quelqu’un à mort”: afin que s’accomplît la parole qu’avait dite Jésus, signifiant de quelle mort il devait mourir. Alors Pilate entra de nouveau dans le prétoire; il appela Jésus et dit: “Tu es le roi des Juifs?” Jésus répondit: “Dis-tu cela de toi-même ou d’autres te l’ont-ils dit de moi?” Pilate répondit: “Est-ce que je suis Juif, moi? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi. Qu’as- tu fait?” Jésus répondit: “Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici.” Pilate lui dit: “Donc tu es roi?” Jésus répondit: “Tu le dis: je suis roi. Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.” Pilate lui dit: “Qu’est-ce que la vérité?” Et, sur ce mot, il sortit de nouveau et alla vers les Juifs. Et il leur dit: “Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais c’est pour vous une coutume que je vous relâche quelqu’un à la Pâque. Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?” Alors ils vociférèrent de nouveau, disant: “Pas lui, mais Barabbas!” Or Barabbas était un brigand.

Pilate prit alors Jésus et le fit flageller. Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d’un manteau de pourpre; et ils s’avançaient vers lui et disaient: “Salut, roi des Juifs!” Et ils lui donnaient des coups. De nouveau, Pilate sortit dehors et leur dit: “Voyez, je vous l’amène dehors, pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.” Jésus sortit donc dehors, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre; et Pilate leur dit: “Voici l’homme!” Lorsqu’ils le virent, les grands prêtres et les gardes vociférèrent, disant: “Crucifie-le! Crucifie-le!” Pilate leur dit: “Prenez-le, vous, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve pas en lui de motif de condamnation.” Les Juifs lui répliquèrent: “Nous avons une Loi et d’après cette Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu.” Lorsque Pilate entendit cette parole, il fut encore plus effrayé. Il entra de nouveau dans le prétoire et dit à Jésus: “D’où es-tu?” Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. Pilate lui dit donc: “Tu ne me parles pas? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher et que j’ai pouvoir de te crucifier?” Jésus lui répondit: “Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t’avait été donné d’en haut; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a un plus grand péché.” Dès lors Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs vociféraient, disant: “Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César: quiconque se fait roi, s’oppose à César.” Pilate, entendant ces paroles, amena Jésus dehors et le fit asseoir au tribunal, en un lieu dit le Dallage, en hébreu Gabbatha. Or c’était la Préparation de la Pâque; c’était vers la sixième heure. Il dit aux Juifs: “Voici votre roi.” Eux vociférèrent: “A mort! A mort! Crucifie-le!” Pilate leur dit: “Crucifierai-je votre roi?” Les grands prêtres répondirent: “Nous n’avons de roi que César!” Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne – ce qui se dit en hébreu Golgotha — où ils le crucifièrent et avec lui deux autres: un de chaque côté et, au milieu, Jésus. Pilate rédigea aussi un écriteau et le fit placer sur la croix. Il y était écrit: “Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs.” Cet écriteau, beaucoup de Juifs le lurent, car le lieu où Jésus fut mis en croix était proche de la ville, et c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate: “N’écris pas: Le roi des Juifs, mais: Cet homme a dit: Je suis le roi des Juifs.” Pilate répondit: “Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.” Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d’une pièce à partir du haut; ils se dirent donc entre eux: “Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l’aura”: afin que l’Ecriture fût accomplie: Ils se sont partagé mes habits, et mon vêtement, ils l’ont tiré au sort. Voilà ce que firent les soldats. Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère: “Femme, voici ton fils.” Puis il dit au disciple: “Voici ta mère.” Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit comme sienne. Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l’Ecriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit: “J’ai soif.” Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d’une branche d’hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit: “C’est achevé” et, inclinant la tête, il remit l’esprit. Comme c’était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat – car ce sabbat était un grand jour –, demandèrent à Pilate qu’on leur brisât les jambes et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage – son témoignage est véritable, et celui-là sait qu’il dit vrai – pour que vous aussi vous croyiez. Car cela est arrivé afin que l’Ecriture fût accomplie: Pas un os ne lui sera brisé. Et une autre Ecriture dit encore: Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. Après ces événements, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc et enlevèrent son corps. Nicodème – celui qui précédemment était venu, de nuit, trouver Jésus – vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de linges, avec les aromates, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs. Or il y avait un jardin au lieu où il avait été crucifié, et, dans ce jardin, un tombeau neuf, dans lequel personne n’avait encore été mis. A cause de la Préparation des Juifs, comme le tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

 

 

 

 

Évangile de Luc (chapitre 22, versets 14-30)

Lorsque l’heure fut venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Et il leur dit: “J’ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir; car je vous le dis, jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle s’accomplisse dans le Royaume de Dieu.” Puis, ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit: “Prenez ceci et partagez entre vous; car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du produit de la vigne jusqu’à ce que le Royaume de Dieu soit venu.” Puis, prenant du pain, il rendit grâces, le rompit et le leur donna, en disant: “Ceci est mon corps, donné pour vous; faites cela en mémoire de moi.” Il fit de même pour la coupe après le repas, disant: “Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous. “Cependant, voici que la main de celui qui me livre est avec moi sur la table. Le Fils de l’homme, certes, va son chemin selon ce qui a été arrêté, mais malheur à cet homme-là par qui il est livré!” Et eux se mirent à se demander entre eux quel était donc parmi eux celui qui allait faire cela. Il s’éleva aussi entre eux une contestation: lequel d’entre eux pouvait être tenu pour le plus grand? Il leur dit: “Les rois des nations dominent sur eux, et ceux qui exercent le pouvoir sur eux se font appeler Bienfaiteurs. Mais pour vous, il n’en va pas ainsi. Au contraire, que le plus grand parmi vous se comporte comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert. Quel est en effet le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert? N’est-ce pas celui qui est à table? Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert! “Vous êtes, vous, ceux qui êtes demeurés constamment avec moi dans mes épreuves; et moi je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi: vous mangerez et boirez à ma table en mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël.

Évangile de Jean (chapitre 13, versets 1-20)

Avant la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. Au cours d’un repas, alors que déjà le diable avait mis au coeur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer, sachant que le Père lui avait tout remis entre les mains et qu’il était venu de Dieu et qu’il s’en allait vers Dieu, il se lève de table, dépose ses vêtements, et prenant un linge, il s’en ceignit. Puis il met de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il vient donc à Simon-Pierre, qui lui dit: “Seigneur, toi, me laver les pieds?” Jésus lui répondit: “Ce que je fais, tu ne le sais pas à présent; par la suite tu comprendras.” Pierre lui dit: “Non, tu ne me laveras pas les pieds, jamais!” Jésus lui répondit: “Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi.” Simon-Pierre lui dit: “Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête!” Jésus lui dit: “Qui s’est baigné n’a pas besoin de se laver; il est pur tout entier. Vous aussi, vous êtes purs; mais pas tous.” Il connaissait en effet celui qui le livrait; voilà pourquoi il dit: “Vous n’êtes pas tous purs.” Quand il leur eut lavé les pieds, qu’il eut repris ses vêtements et se fut remis à table, il leur dit: “Comprenez-vous ce que je vous ai fait? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. Ce n’est pas de vous tous que je parle; je connais ceux que j’ai choisis; mais il faut que l’Ecriture s’accomplisse: Celui qui mange mon pain a levé contre moi son talon. Je vous le dis, dès à présent, avant que la chose n’arrive, pour qu’une fois celle-ci arrivée, vous croyiez que Je Suis. En vérité, en vérité, je vous le dis, qui accueille celui que j’aurai envoyé m’accueille; et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé.”

Autres lectures d’approfondissement

“Que votre coeur ne se trouble pas! vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures; sinon, je vous l’aurais dit; je vais vous préparer une place. Et quand je serai allé et que je vous aurai préparé une place, à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi, afin que, là où je suis, vous aussi, vous soyez. Et du lieu où je vais, vous savez le chemin.”5 Thomas lui dit: “Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin?” Jésus lui dit: “Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père; dès à présent vous le connaissez et vous l’avez vu.” Philippe lui dit: “Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit.” Jésus lui dit: “Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe? Qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: Montre-nous le Père!? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même: mais le Père demeurant en moi fait ses oeuvres. Croyez-m’en! je suis dans le Père et le Père est en moi. Croyez du moins à cause des oeuvres mêmes. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les oeuvres que je fais; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements; et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit avec vous à jamais, l’Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure auprès de vous. Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai vers vous. Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus. Mais vous, vous verrez que je vis et vous aussi, vous vivrez. Ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père et vous en moi et moi en vous. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime; or celui qui m’aime sera aimé de mon Père; et je l’aimerai et je me manifesterai à lui.” Judas – pas l’Iscariote – lui dit: “Seigneur, et qu’est-il advenu, que tu doives te manifester à nous et non pas au monde?” Jésus lui répondit: “Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles; et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. Je vous ai dit cela tandis que je demeurais près de vous. Mais le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix; c’est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre coeur ne se trouble ni ne s’effraie. Vous avez entendu que je vous ai dit: Je m’en vais et je reviendrai vers vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père, parce que le Père est plus grand que moi. Je vous le dis maintenant avant que cela n’arrive, pour qu’au moment où cela arrivera, vous croyiez. Je ne m’entretiendrai plus beaucoup avec vous, car il vient, le Prince de ce monde; sur moi il n’a aucun pouvoir, mais il faut que le monde reconnaisse que j’aime le Père et que je fais comme le Père m’a commandé. Levez-vous! Partons d’ici!

“Je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l’enlève, et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, pour qu’il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs grâce à la parole que je vous ai fait entendre. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s’il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Je suis la vigne; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit; car hors de moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l’aurez. C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour. Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici quel est mon commandement: vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul n’a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais c’est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. Si le monde vous hait, sachez que moi, il m’a pris en haine avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tiré du monde, pour cette raison, le monde vous hait. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite: Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, vous aussi ils vous persécuteront; s’ils ont gardé ma parole, la vôtre aussi ils la garderont. Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. Si je n’étais pas venu et ne leur avais pas parlé, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils n’ont pas d’excuse à leur péché. Qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n’avais pas fait parmi eux les oeuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils ont vu et ils nous haïssent, et moi et mon Père. Mais c’est pour que s’accomplisse la parole écrite dans leur Loi: Ils m’ont haï sans raison. Lorsque viendra le Paraclet, que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il me rendra témoignage. Mais vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.

Je vous ai dit cela pour vous éviter le scandale. On vous exclura des synagogues. Bien plus, l’heure vient où quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu. Et cela, ils le feront pour n’avoir reconnu ni le Père ni moi. Mais je vous ai dit cela, pour qu’une fois leur heure venue, vous vous rappeliez que je vous l’ai dit. “Je ne vous ai pas dit cela dès le commencement, parce que j’étais avec vous. Mais maintenant je m’en vais vers celui qui m’a envoyé et aucun de vous ne me demande: Où vas-tu? Mais parce que je vous ai dit cela, la tristesse remplit vos coeurs. Cependant je vous dis la vérité: c’est votre intérêt que je parte; car si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous; mais si je pars, je vous l’enverrai. Et lui, une fois venu, il établira la culpabilité du monde en fait de péché, en fait de justice et en fait de jugement: de péché, parce qu’ils ne croient pas en moi; de justice, parce que je vais vers le Père et que vous ne me verrez plus; de jugement, parce que le Prince de ce monde est jugé. J’ai encore beaucoup à vous dire, mais vous ne pouvez pas le porter à présent. Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière; car il ne parlera pas de lui-même, mais ce qu’il entendra, il le dira et il vous dévoilera les choses à venir. Lui me glorifiera, car c’est de mon bien qu’il recevra et il vous le dévoilera. Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi j’ai dit que c’est de mon bien qu’il reçoit et qu’il vous le dévoilera. “Encore un peu, et vous ne me verrez plus, et puis un peu encore, et vous me verrez.” Quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux: “Qu’est-ce qu’il nous dit là: Encore un peu, et vous ne me verrez plus, et puis un peu encore, et vous me verrez, et: Je vais vers le Père?” Ils disaient: “Qu’est-ce que ce: un peu? Nous ne savons pas ce qu’il veut dire.” Jésus comprit qu’ils voulaient le questionner et il leur dit: “Vous vous interrogez entre vous sur ce que j’ai dit: Encore un peu, et vous ne me verrez plus, et puis un peu encore, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira; vous serez tristes, mais votre tristesse se changera en joie. La femme, sur le point d’accoucher, s’attriste parce que son heure est venue; mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus des douleurs, dans la joie qu’un homme soit venu au monde. Vous aussi, maintenant vous voilà tristes; mais je vous verrai de nouveau et votre coeur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera. Ce jour-là, vous ne me poserez aucune question. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom; demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit complète. Tout cela, je vous l’ai dit en figures. L’heure vient où je ne vous parlerai plus en figures, mais je vous entretiendrai du Père en toute clarté. Ce jour-là, vous demanderez en mon nom et je ne vous dis pas que j’interviendrai pour vous auprès du Père, car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’aimez et que vous croyez que je suis sorti d’auprès de Dieu. Je suis sorti d’auprès du Père et venu dans le monde. De nouveau je quitte le monde et je vais vers le Père.” Ses disciples lui disent: “Voilà que maintenant tu parles en clair et sans figures! Nous savons maintenant que tu sais tout et n’as pas besoin qu’on te questionne. A cela nous croyons que tu es sorti de Dieu.” Jésus leur répondit: “Vous croyez à présent? Voici venir l’heure – et elle est venue – où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul: le Père est avec moi. Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage! J’ai vaincu le monde.”

Ainsi parla Jésus, et levant les yeux au ciel, il dit: “Père, l’heure est venue: glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir que tu lui as donné sur toute chair, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés! Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. Je t’ai glorifié sur la terre, en menant à bonne fin l’oeuvre que tu m’as donné de faire. Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que fût le monde. J’ai manifesté ton nom aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole. Maintenant ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi; car les paroles que tu m’as données, je les leur ai données, et ils les ont accueillies et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d’auprès de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. C’est pour eux que je prie; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde; eux sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous. Quand j’étais avec eux, je les gardais dans ton nom que tu m’as donné. J’ai veillé et aucun d’eux ne s’est perdu, sauf le fils de perdition, afin que l’Ecriture fût accomplie. Mais maintenant je viens vers toi et je parle ainsi dans le monde, afin qu’ils aient en eux-mêmes ma joie complète. Je leur ai donné ta parole et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les enlever du monde, mais de les garder du Mauvais. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les dans la vérité: ta parole est vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi, afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un: moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaits dans l’unité, et que le monde reconnaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en eux.”

 

 

14 avril 2019
Dimanche des Rameaux

Sanctuaire de la Divine Miséricorde
Homélie de Samuele

 

Ayant dit cela, il partait en tête, montant à Jérusalem. Et il advint qu’en approchant de Bethphagé et de Béthanie, près du mont dit des Oliviers, il envoya deux des disciples, en disant: “Allez au village qui est en face et, en y pénétrant, vous trouverez, à l’attache, un ânon que personne au monde n’a jamais monté; détachez-le et amenez-le. Et si quelqu’un vous demande: Pourquoi le détachez-vous? Vous direz ceci: C’est que le Seigneur en a besoin.” Etant donc partis, les envoyés trouvèrent les choses comme il leur avait dit. Et tandis qu’ils détachaient l’ânon, ses maîtres leur dirent: “Pourquoi détachez-vous cet ânon?” Ils dirent: “C’est que le Seigneur en a besoin.” Ils l’amenèrent donc à Jésus et, jetant leurs manteaux sur l’ânon, ils firent monter Jésus. Et, tandis qu’il avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin. Déjà il approchait de la descente du mont des Oliviers quand, dans sa joie, toute la multitude des disciples se mit à louer Dieu d’une voix forte pour tous les miracles qu’ils avaient vus. Ils disaient:
“Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux!”

7 avril 2019
V Dimanche de Carême

Sanctuaire de la Divine Miséricorde
Homélie de Samuele

 

A cette heure même, s’approchèrent quelques Pharisiens, qui lui dirent: “Pars et va-t-en d’ici; car Hérode veut te tuer.” Il leur dit: “Allez dire à ce renard: Voici que je chasse des démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour je suis consommé! Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem. “Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes… et vous n’avez pas voulu! Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu’à ce qu’arrive le jour où vous direz: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!

 

 

19 mars 2019

FÊTE SOLENNELLE DE SAINT JOSEPH
Gardien du Petit Berceau de l’Enfant Jésus
et Patron de l’Église Universelle de Christ

Glorieux Saint Joseph, Gardien Obéissant du Trésor de Dieu, nous Tes fils, avec dévotion, nous nous prosternons à Toi, pour demander la grâce que Tu peux obtenir.
Défends l’Eglise Universelle du Christ, afin que la Vérité de la foi chrétienne demeure dans le cœur des fils de Dieu et soit accueillie dans le cœur des hommes de bonne volonté.
Défends la Famille, première Eglise domestique, afin que l’union matrimoniale et les fruits de l’amour saint soient protégés et aimés, défendus et respectés, conservés et jamais violés.
Défends la sacralité de la Vie contre tout égoïsme humain, afin que la Vie, don du Père, soit aimée et préservée, de la conception naturelle jusqu’à quand Dieu le voudra.
Glorieux saint Joseph, enseigne-nous à vivre dans la sainte pureté, dans l’obéissance vivante et dans l’humilité profonde, pour faire honneur à la foi chrétienne, la défendre dans la Vérité et la faire accueillir à qui est animé par la bonne volonté.
Glorieux saint Joseph, Toi, aide-nous, pour faire vaincre et triompher l’Enfant Jésus.

(Notre Père, Je te salue Marie, Gloire au Père)

Maria G. Norcia
La Petite Fille de Dieu
Saint Rosaire: Misteres Glorieux
(Audio Original)

 

Acte de Magistère:

La Doctrine

 

 

 

 

 

 

L’Eglise Chrétienne Universelle de la Nouvelle Jérusalem a été fondée par la volonté du Père.

De la Nouvelle Jérusalem, la Terre d’Amour choisie par le Père par amour de Ses fils, Dieu Père Omnipotent veut reporter chacun à l’essence de la Vie, reporter chacun à l’essence de la Sainteté, reporter chacun à l’essence de l’union entre Père et Fils pour comprendre la filiation, la vivre, la pratiquer, pour pouvoir ainsi arriver à contempler Son Visage de Père Bon et Miséricordieux.

Avec l’Eglise Chrétienne Universelle de la Nouvelle Jérusalem, recommence à nouveau, tout ce qui était dans Sa pensée originale: redonner au monde ce qui depuis le début a été généré de Son Cœur et est descendu au milieu de nous.

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